Lieux du patrimoine Toulousain

LA SAISON BLEUE 17/18 ITINÉRANCE MUSICALE DANS DES LIEUX DU PATRIMOINE TOULOUSAIN

LES ABATTOIRS - FRAC OCCITANIE TOULOUSE AUDITORIUM DES ABATTOIRS

La structure est en effet construite à partir de la fusion du Musée d'art moderne et contemporain de la ville et du Fonds régional d'art contemporain de la région. Les Abattoirs exercent donc deux missions complémentaires et développent deux collections (un total de près de 4 000 oeuvres). Centré sur des artistes actifs dès les années 1950, le fonds moderne s'est trouvé considérablement enrichi par la donation d'un collectionneur, Anthony Denney, et par le dépôt effectué par le Centre Georges Pompidou d'une partie de la donation du galeriste Daniel Cordier. Il est aussi représenté par l'exceptionnel rideau de scène de Picasso, La Dépouille du Minotaure en costume d'Arlequin (1936), crée par l'artiste avec la collaboration de Luis Fernández. Le fonds contemporain est constitué de plusieurs ensembles qui s'articulent autour d'axes thématiques propices à une compréhension mutuelle des enjeux esthétiques de la création contemporaine et à un usage intellectuel et actif de l'art au tournant des XXe et XXIe siècles. Depuis 2013, les Abattoirs développent une programmation pluridisciplinaire (concerts, performances, projections…) qui en fait un lieu central de la culture vivante dans l'aire de la métropole de Toulouse. Bénéficiant d'une médiathèque, d'un centre de documentation, d'un restaurant, d'une libraire et d'un auditorium, le Musée des Abattoirs est un lieu culturel pleinement fédérateur.

 

© ADAGP


CHAPELLE DES CARMÉLITES

La Chapelle des Carmélites frappe par sa très grande simplicité architecturale qui contraste fortement avec la somptuosité de ses décors intérieurs. La première pierre est posée en 1622 en présence du roi Louis XIII et l'édification est terminée en 1643. Elle est le seul vestige du Couvent des Carmélites qui occupait l'emplacement sur lequel s'élève aujourd'hui la Bibliothèque d'Étude et du Patrimoine. La chapelle s'inscrit dans la tradition du gothique méridional : une nef unique divisée en quatre travées et une abside à trois pans. Elle est couverte d'une voûte en bois soulignée de nervures et de clés pendantes. Le décor peint de l'ensemble de la voûte et des murs, daté des XVIIe et XVIIIe siècles, est remarquable. Ce décor, vaste poème à la gloire du Carmel, est l'oeuvre de Jean-Pierre Rivalz, qui s'inspire du programme de la Chapelle Sixtine puis de Jean-Baptiste Despax.

 

© Patrice Nin - Mairie de Toulouse

 

AUDITORIUM SAINTPIERRE DES CUISINES

Cette salle prestigieuse est aménagée dans l'église désaffectée et rénovée de Saint-Pierre des Cuisines. L'église date, selon les fouilles archéologiques, de la fin de l'Antiquité. Basilique funéraire au Ve siècle, puis église paroissiale au XIe siècle, elle passe sous la dépendance des Chartreux au XVIe siècle. Saisie comme bien national en 1789, elle est rattachée au Grand parc de l'Armée des Pyrénées et transformée en fonderie de canons. Classée Monument historique en 1977, c'est en 1998 qu'elle devient auditorium. Le sous-sol archéologique et l'architecture intérieure ont pu être préservés.

 

© Patrice Nin - Mairie de Toulouse

 

THÉÂTRE DU CAPITOLE

Institution chère au coeur des Toulousains, le Théâtre du Capitole siège depuis trois siècles dans les murs de l'Hôtel de Ville. L'ancêtre du Théâtre du Capitole était une modeste salle qui dépendait de l'Auberge du Logis de l'Écu, tout près de la Maison de Ville. C'est en 1671 que la scène est installée de façon permanente et que sont construites des loges pour les Capitouls, qui décident en 1736 de bâtir un théâtre digne de la ville. La salle du jeu de spectacle, d'inspiration italienne, est livrée ensuite en mai 1737. On y joue tous les soirs. Dans les années romantiques, Toulouse s'attire une réputation de capitale du bel canto. Les chanteurs doivent réussir la difficile mise à l'épreuve des fameux « Trois débuts » consistant à faire ses preuves dans trois rôles différents en début de saison. L'incendie tant redouté pendant tout le XIXe siècle survient le 10 août 1917. L'incendie du théâtre et la guerre changent définitivement les mentalités : la tradition des « Trois débuts » se perd. En 1923, un nouveau théâtre est reconstruit sur les ruines de l'ancien. Cependant, on se débarrasse de sa salle en 1950 pour en bâtir une nouvelle, sobre et élégante. En 1974, les architectes Chiron et Rieu souhaitent faire du Capitole « un véritable lieu de l'art lyrique adapté à tous les répertoires et à tous les genres ». En 1996, c'est le lancement d'un projet qui demandera 16 mois de travaux : le retour d'un théâtre à l'italienne, alliant modernité et tradition : une véritable « maison de l'opéra ».

 

© Patrice Nin - Mairie de Toulouse

 

METRONUM

Pleinement inscrit dans le paysage culturel toulousain et dans le coeur du quartier de Borderouge, le Metronum se définit comme la tête de réseau connectée avec l'ensemble des salles de spectacles et de studios de répétition disséminés sur le territoire de la métropole toulousaine. Cet équipement culturel de spectacles est aussi un « outil » de travail au service du monde artistique local, inédit en France, organisé autour de fonctionnalités en adéquation avec les requêtes de la filière des musiques actuelles. En effet, le Metronum n'est pas seulement conçu comme un espace de production de spectacles musicaux, mais aussi comme un lieu de travail et de création pour des groupes artistiques et surtout comme un lieu de vie, de rencontre, de résidence et de ressources. Ce lieu partagé est ouvert aux associations, aux producteurs locaux et nationaux. Du cluster MA Sphère regroupant des acteurs essentiels de la filière musicale (organisateurs de spectacles, artistes, labels, structures…) en Occitanie au centre de ressources destiné à répondre à tous les questionnements des professionnels et des artistes en devenir, à travers des informations vérifiées et pertinentes. Le Metronum est aussi un lieu de savoir et d'expérience, qui fédère les énergies et mutualise les compétences. Une fenêtre singulière, ouverte sur le monde.

 

© Patrice Nin - Mairie de Toulouse

 

ESPACE JOB

En direction de tous les publics et avec une attention particulière portée aux plus jeunes, l'Espace JOB (ancienne usine papetière construite dans les années 30)propose une programmation artistique pluridisciplinaire favorisant les rencontres entre pratique amateurs et professionnelles : concerts, théâtre, danse, cinéma, lectures, conférences… pour toutes les générations. JOB propose mensuellement des débats autour de problématiques sociétales et sur l'aménagement du territoire. Il soutient également l'aide à la création par un accueil d'artistes en résidence. Enfin, l'Espace JOB s'inscrit dans de nombreux festivals et événements toulousains : Marionnetissimo, Détours de Chant, Rio Loco, Le Marathon des Mots, Toulouse d'Été, Rencontres Ville & Handicap…

 

© Patrice Nin - Mairie de Toulouse