Festival Toulouse d'été - du 15 juillet au 7 août 2009

Génération musiques !
L'édito de Vincentella de Comarmond

Vincentella de Comarmond

 

Maillon fort de Toulouse estive, Toulouse d’été souffle cette année sa septième bougie et se veut encore plus innovant. Créé à l’initiative de la municipalité, il se veut le festival des musiques plurielles, sans hiérarchisation de genres, et poursuit sa politique de valorisation de la scène toulousaine et régionale, aussi bien dans le champ de la musique classique que des musiques actuelles.

Son but, être une véritable photographie de la vitalité musicale et révéler au public la qualité d’une pépinière d’artistes exceptionnelle, en mettant l’accent sur les jeunes talents, les générations montantes, qu’il s’agisse d’artistes classiques ou de musiciens émanant des scènes chanson, jazz, nouvelles musiques traditionnelles, rock, hip-hop…

Pour cette nouvelle édition, Toulouse d’été se devait d’aller encore plus loin : provoquer des rencontres entre Toulousains et artistes venus d’horizons divers, pour favoriser une musique généreuse, vagabonde et voyageuse, née dans ce creuset.

Toulouse d’été sera au rendez-vous de l’Europe, du Bassin méditerranéen ou encore de l’Afrique. Un festival qui échange et qui s’exporte, puisqu’un plateau de cette édition est présenté en avant-première à Saragosse dans le cadre de Ida y vuelta et qu’un autre rejoindra le Festival de jazz de Budapest à l’automne.

Toulouse d’été est aussi résolument ouvert sur la ville. Musiques nomades à la rencontre d’une architecture et d’un patrimoine étonnants. Du Cloître des Jacobins à la Halle aux Grains, du Jardin Raymond VI à des lieux plus insolites comme la Gare Matabiau, ce ne seront pas moins de 16 sites qui seront investis. Toulouse en balade !

Enfin, Toulouse d’été n’a de cesse de provoquer la rencontre avec les publics, de s’interroger pour mieux rassembler : Toulousains, amis de passage, mais aussi les publics empêchés des hôpitaux ou des prisons, les nouveaux publics. Fidèle à sa politique de démocratisation, les tarifs sont attrayants et plus de 40% des concerts sont gratuits, notamment avec les Pauses musicales organisées dans le cadre de Toulouse Plage.

Vincentella de Comarmond
Adjointe au Maire


Et si Toulouse d'été...
Le mot d'Alain Lacroix

 

Et si Toulouse d’été célébrait un immense anniversaire : on y fêterait cette année Pergolesi et Wilhelm Friedmann Bach, Schumann et Chopin, sans oublier Django Reinhardt ; ils ont tous en commun d’être nés en 10, seuls les centenaires
changent…

Et si Toulouse d’été s’amusait des genres, on passerait du piano, à la formation de chambre, de l’opérette à l’orchestre symphonique, des chants sacrés aux chants profanes, des musiques du monde au jazz, en faisant un détour par la chanson, l’improvisation, l’électro, le rock, le hip hop et les inclassables…

Et si Toulouse d’été s’apparentait à un passionnant jeu de piste dans la Ville, où l’on croiserait une foultitude d’instruments et où les musiques résonneraient avec les lieux, une promenade des Quais de la Daurade au Jardin Raymond VI, de la Cathédrale Saint-Etienne au Cloître des Jacobins, de Saint-Pierre des Cuisines à la Halle aux Grains ou au Casino, en passant par la Gare Matabiau et les bords de Garonne…

Et si Toulouse d’été révélait un extraordinaire vivier offrant cette photographie sans cesse renouvelée d’une scène locale des plus actives et des plus créatives…

Et si Toulouse d’été conviait des musiciens venus de Méditerranée, d’Europe, d’Afrique à venir à la rencontre des artistes toulousains, pour le seul plaisir de faire de la musique ensemble…

Et si Toulouse d’été se voulait un grand rassembleur des publics, ceux d’ici, ceux d’ailleurs, ceux hors les murs, ceux dans les murs, les musardeurs et les curieux…

Et si Toulouse d’été, faisant le grand écart entre patrimoine, création et émergence, s’affirmait, tout simplement, comme une magnifique fête, une fête de toutes les musiques en partage…

Alain Lacroix
Directeur du Festival